Mairie de Barou-en-Auge

 
Retour à l'accueil
Dépliants et Fiches disponibles à l’OFFICE DE TOURISME DU PAYS DE FALAISE

 

Circuit de la Trappe au loup  

Barou en Auge

Le circuit n° 15

Circuit N°15

Distance : 10km (3h à pied)  

Cliquez ici pour la carte de l'itinéraire détaillé

Faible dénivelé – circuit facile

 

Située aux confins de deux régions géographiquement différentes, la plaine de Falaise et le pays d’Auge, la commune est traversée par la voie romaine (chemin Haussé) venant de Jort et se dirigeant vers Livarot et Vimoutiers. Ce circuit vous fera découvrir les aspects de ces deux paysages si distincts : Le bocage du Pays d'Auge avec son maillage de prés ou champs cernés de haies cloisonnant à l'infini le pays ; la plaine ou grands champs ouverts livrés aux labours.

 

Descriptif du parcours :

D. Parking de l'église.

Engagez-vous à droite en direction de Louvagny. Suivre la D. 90 (prudence ! Restez bien sur votre droite !) sur 300m. Prenez le second chemin sur votre droite. Magnifique « allée » bordée d'arbre, ce chemin dit du « télégraphe » vous mènera jusqu'à la D.30. Longer cette route sur 400 m puis tourner à droite.

1.      Vous marchez sur un chemin caractéristique du Pays d'Auge où les haies sont bien présentes et délimitent encore les herbages ou les éventuelles cultures. A l'amorce de ce chemin vous avez un magnifique point de vue sur la vallée de la vallée de la Dives et les coteaux des Monts d'Eraines. Vous descendez ensuite en pente douce et suivez ce sentier bordé de haies jusqu'à une intersection,

2.      Bifurquez sur votre gauche et descendez ce chemin vers la droite. A hauteur de la maison se trouvant sur votre droite, tourner à gauche puis à droite jusqu'à une seconde intersection. (Magnifique panorama sur la vallée de la vallée de la Dives, l'église de Norrey en Auge et les bois de Nécy.) Continuez tout droit et enfoncez-vous dans le bois. A la lisière de celui-ci, poursuivez jusqu'à la D.90.

3.      Longez la route sur 100 m, prenez le premier chemin sur votre gauche (Prudence en traversant la route ! Faible visibilité !). Au niveau de la fourche obliquez à gauche. Vous empruntez un chemin de plaine au paysage façonné par le cycle des cultures. Prenez le premier chemin sur la droite. Suivez ce chemin sur 500 m et tournez à droite jusqu'à la D.39b.

4.      Tournez à droite suivez cette route jusqu'au coeur du village de Barou en Auge

  Cliquez ici pour la carte de l'itinéraire détaillé

Descriptif patrimonial :

Origine du nom : peut-être du gaulois barro, « «barre » en ancien français, « clôture », et du suffixe gaulois de présence –avo, « les enclos ».

Destruction d’un loup en 1855

Le 10 novembre 1855, vers 10 heures du matin, un loup fut aperçu sur les terres de la commune de Barou. Après déclaration à la mairie de la dite commune, une battue fut organisée. Tous les habitants propriétaires d’un fusil devaient se rendre à la lisière du bois où le loup était entré. Après une poursuite épique à l’intérieur de celui-ci, le loup fut blessé à la suite de plusieurs coups de fusil. Il réussit à s’échapper pour se réfugier dans un petit bois situé sur la commune de Norrey-en-Auge. A huit heures du soir, le dit loup fut achevé par un journalier demeurant à Barou-en-Auge. Il s’agissait d’un loup d’environ 3 à 4 ans. Une prime de 12 francs fut accordée.

 

  L'église Saint-Martin

EGLISE SAINT-MARTIN

XIIIe, XVe, XVIIIe et XIXe siècles

Calcaire                                                                      14230101

Une statue en haut relief, représentant la Charité Saint-Martin, est placée au-dessus du portail du clocher-porche. Celui-ci daté du XVIIIe siècle, est séparé du reste de l’église à la suite de la disparition d’une grande partie de la nef à la fin du XIXe siècle. Il est surmonté d’une girouette ornée d’un drapeau tricolore au lieu du coq traditionnel (remplacé par la commune).

Le chœur du XIIIe siècle est éclairé de fenêtres ornées de lancettes gothiques. Les travées de la nef ayant subsisté sont fermées par une façade ornée d’un portail néo-gothique.

Au sud, accolée au chœur, la chapelle seigneuriale est voûtée sur croisée d’ogives reposant sur colonnettes. Au XVIe siècle, la seigneurie de Barou appartient à la famille Morell d’Aubigny. Guillaume, écuyer de la reine et gouverneur de Mortagne au Perche, décède en avril 1615. Témoins de cet évènement sont présentes une dalle funéraire et une litre funéraire

(Une fresque à décor funéraire) peinte sur le mur. La conservation de ce type de décor est rare, les peintures murales étant fréquemment remises au goût du jour, recouvrant ainsi leur ornementation.

 

La Taverne 

FERME DE LA TAVERNE

 

Cette ferme était autrefois une taverne auberge. La façade postérieure et les deux pignons sont bâtis en maçonnerie, alors que la façade principale est constituée de pans de bois avec encorbellement, souligné aux deux angles des pignons. Cette construction mixte évoque à la fois le pays d’Auge, pour les colombages, et la plaine de Caen-Falaise, pour la maçonnerie calcaire, le bourg étant situé à la limite des deux. Les communs datent du XIXe siècle.

(I.S.M.H.1930)

 

 

ANCIENNE TUILERIE

 

Cette tuilerie est située sur les premières argiles du pays d’Auge et près du bois de Barou pour la proximité du combustible. En 1875, elle emploie de 4 à 15 ouvriers. Les origines de l’établissement ne sont pas connues : il est certain que la tuilerie existait déjà au début du XIXème s. La tuilerie de Barou est demeurée la propriété de la famille Jolivet- Colomby jusqu’à nos jours. La tuilerie fut louée à la famille Bernuis.La tuilerie cessa définitivement ses activités durant la guerre 1914-1918, en 1916 avec le départ des hommes au front.

La fabrication était saisonnière : le printemps et l’été, on extrayait l’argile et on fabriquait les tuiles cuites en dix fournées annuelles. En effet, arrêtés pendant l’hiver (les ouvriers faisaient des bourrées), les travaux de la tuilerie recommençaient après la dernière gelée au mois d’avril. L’été, particulièrement durant la période des moissons, les ouvriers partaient faire la récolte.

Quelques éléments ont subsisté : l’emmottement du four, couverture d’isolation en terre pour la cuisson, la meule en granit servant à broyer l’argile, le bâtiment de fabrication de séchage et la loge du chauffeur qui surveillait la cuisson.

Retour à l'accueil