Mairie de Barou-en-Auge

 
Retour à l'accueil

La Mairie de Barou-en-Auge a exprimé le souhait de protéger et de valoriser son patrimoine religieux en s'adressant aux services du Conseil Général du Calvados.

Voici le rapport reçu en retour concernant la Vierge de Douleur et le Christ de l'église Saint-Martin de Barou-en-Auge :

BAROU EN AUGE  

Eglise paroissiale

Vierge de douleur et Christ en croix

XVIeme siècle

Bois sculpté (orme) polychrome

Vierge H 120 L 35

Christ H 120 L 75

  Etat :  

      La Vierge : Polychromie d’origine encore très présente mais disparue dans la partie abîmée. Insectes xylophages ayant provoqué de grandes destructions, notamment dans la partie basse. Restauration vers les années 70 : la statue de la vierge a été baignée dans la cire pour consolider et remplir les galeries réalisée par les insectes.  
Le christ : a perdu son bras, un ruissellement d’eau continue l’a lessivé lui donnant cette tonalité blanche, mais la polychromie est encore devinable, trace de sang, visage…  

En 1970 M. Pougheol explique qu’il a trouvé ces statues en mauvais état. La Vierge servant de poutre à la toiture au dessus du chœur, était en piteux état (tout le côté gauche vermoulu). Il explique que le bras du Christ doit se trouver au dessus des fonts baptismaux. Mme de Colomby avait dit jadis qu’elle l’y avait placé.

Le saint Jean avait alors déjà disparu.

La Vierge a du être accueillie par M. de Colomby châtelain à Barou qui l’a restaurée. Elle a ensuite été abritée chez les différents maires successifs. Le Christ lui est toujours resté dans l’église placée au dessus d’un autel secondaire.

L’ensemble est aujourd’hui déposé à Bayeux à la conservation en attendant une restauration.

  

Description

 La Vierge est vêtue d’un manteau vert doublé d’hermine qui lui recouvre la tête sur une robe rouge dont le décolleté laisse deviner les courbes de sa poitrine. Son visage tourné vers la gauche est contrebalancé par la position de ses mains jointes sur la droite. Ses yeux mi clos, son visage quasi inexpressif exprime dans son intériorité une grande gravité.

Son drapé est calmement agencé selon une formule que l’on retrouvera de loin en loin pendant de nombreuses décennies avec des plis amples profonds et brisés.

Elle accompagne aujourd’hui un Christ en croix dont le Visage incliné aux yeux clos exprime également une extrême gravité.  

Les cheveux et la barbe sont constitués de grosses mèches ondulées.

Il porte une énorme couronne d’épine et est vêtu d’un Perizonium avec une chute latérale.

On constate un bon rendu anatomique avec un canon court, la musculature des bras ondulante. Les hanches sont marquées avec un abdomen rebondi. Les pieds sont rentrés.

Guilaine Benoit-Ecolan explique dans sa thèse sur la sculpture de la renaissance dans le Vexin que ce type de statuaire est influencé par le biais de la gravure des retables en bois provenant des Pays-Bas. Toutes ces caractéristiques permettent de dater ces œuvres du milieu du XVIème siècle.

Aucune mention n'est faite en archives de ces statues.

Il manque le Saint Jean pour reconstituer la poutre de gloire qui ornait cette église. Peut être a-t-il disparu en même temps que l’effondrement de la nef en 1862.

Retour à l'accueil